Tu es fiable, engagé(e), toujours là. Mais depuis un moment, tout te coûte deux fois plus.
Tu es quelqu'un de fiable. De consciencieux. On sait que si c'est toi qui t'en occupes, ce sera bien fait. Tu as construit ta réputation là-dessus, et tu en es fier(e).
Mais depuis un moment, quelque chose a changé. Tu fais les mêmes choses qu'avant, mais elles te coûtent deux fois plus. Tu te lèves le matin sans élan. Tu tiens par habitude, par sens des responsabilités, par peur de laisser tomber les autres.
Ce n'est pas un manque de volonté. Ce n'est pas une faiblesse. C'est le signal que tu t'es construit une vie où ta valeur dépend entièrement de ce que tu produis, et que cette construction te détruit à petit feu.
Tu es attaché(e) à une image : quelqu'un de bien, c'est quelqu'un qui se donne à fond. Qui est utile. Qui ne compte pas ses heures. Tu perçois cette image comme uniquement positive, comme ce que tu dois être pour mériter ta place.
Et quelqu'un qui ralentit, qui pose des limites, qui dit non, tu le perçois comme l'opposé. Comme quelqu'un d'égoïste, d'insuffisant. Ce conflit intérieur t'empêche de t'arrêter même quand ton corps te le demande.
Mais ta perception est incomplète. Tu ne vois pas les inconvénients de toujours donner, les gens qui s'habituent à te prendre sans te nourrir en retour, la qualité de ce que tu donnes qui diminue à mesure que tu t'épuises. Tu ne vois pas non plus les bénéfices de ralentir, la clarté qui revient, les relations qui deviennent plus justes.